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mercredi 11 novembre 2015

LIVRE : LA GUERILLA JARDINIERE DE RICHARD REYNOLDS

 Bonjour ! 

Aujourd'hui, c'est un article un peu différent que je vous présente : je vous parle d'un livre.

https://www.flickr.com/photos/miajudkins/4124218980

C'est quelque chose que j'avais envie de faire depuis très longtemps, alors quand Natasha d'Echos Verts m'a proposé de participer à son éco-défi 'Découvrir des lectures engagées et inspirantes' (pour plus d'informations, c'est par ici ! ), j'ai dit un grand oui, parce que c'était l'occasion ou jamais de me lancer dans ce vaste monde de présentations de livres, surtout pour moi qui ne suis pas une littéraire du tout. (et parce que j'admire énormément le travail de Natasha, j'aime fabuleusement son blog et que c'est une très chouette personne :) ). Vous pouvez retrouver l'article de Marie à propos du live 'Moins gaspiller, c'est pas sorcier' ici , et demain ce sera au tour d'Eve - Kolibri ! J'attends vos impressions à propos de ce genre d'articles, si vous aimeriez qu'il y en ait plus, que je développe plus ou moins, bref, ce que vous en pensez !

https://www.flickr.com/photos/bastique/6578625913

Alors, imaginez-vous une ville verte. Où vous pourriez vous baisser à chaque coin de rue, cueillir trois fraises, deux tomates et une salade. Où il y aurait des fleurs poussant entre les pavés, des gauras un peu sauvages, de la belle bourrache, des narcisses éclatantes, de la lavande odorante.Ce serait plutôt cool, non ?
 
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/65/Lille_friche_saint_sauveur.JPG 
Or, ce n'est pas vraiment le genre de ville que l'on connaît aujourd'hui : on connaît les orties, les ronces, les chardons, les terrains vagues inutilisés-inutilisables, les friches, les bouts de terrain 'dont on ne peut rien faire'.

Mais R. Reynolds nous propose et nous invite à fleurir ces villes, ces lieux mal-vus à travers son livre, La guérilla jardinière.



L'auteur 

Richard Reynolds est le guerillo jardinier, comme il se nomme lui-même, qui a initié le mouvement en Angleterre, d'après une idée de Liz Christy, peintre vivant à New York en 1973. Habitant alors dans un quartier pas très aisé, pas très fleuri et pas très fréquenté de Londres, il a pris l'initiative de le verdir petit à petit, pour rendre la vie plus agréable, le quartier plus joli. Et ça a fonctionné. Son livre a été traduit dans de nombreuses langues, diffusé un peu partout et il sert de base pour de nombreuses personnes.
Suite à cela, il a donné - et donne toujours - de nombreuses conférences, a été interviewé quelques fois et son mouvement s'est répandu. Il y en avait donc bien besoin. 



Le livre


En commençant par une partie théorique – mais extrêmement intéressante -, l'auteur nous introduit au mouvement, ses valeurs, ses choix, ses raisons, ses variations, ses idées, ses grands moments : des débuts au XVIIè siècle à aujourd'hui. A l'aide de très nombreux exemples, l'idée générale est très facilement compréhensible et nous donne envie d'en faire partie. 

Puis vient une partie beaucoup plus pratique : comment faire ?
A travers différents exemples ici encore, l'auteur nous donne des pistes : le matériel à avoir, quels genres de plantes choisir, les lieux et leurs spécificités, la communication du mouvement.


Pourquoi vous présenter ce livre ?  

Je trouve qu'il est très bien écrit : c'est un des livres les plus simples et abordables parmi ceux que j'ai lu à ce sujet. L'auteur prend rarement parti, il présente des faits, des exemples, des manières de faire. Il ne tient pas un discours alarmant-extrémiste-effrayant comme certain-e-s. En plus de cela, le livre est très bien structuré (j'aime les structures bien faites ! ), sans être indigeste, sans mots compliqués, bref, il se lit très bien.

Le mouvement
 R. Reynolds évoque plusieurs valeurs du mouvement : la guérilla jardinière permet à la fois d'embellir la ville, de resouder les communautés, de se nourrir et de prendre soin de sa santé, de s'exprimer et finalement d'augmenter la 'valeur' d'un quartier. Il s'agit de combattre le délaissement de certaines parties urbaines et de faciliter l'accès aux plantes à tous. Le droit d'avoir un cadre de vie/de travail agréable ne devrait pas être un privilège, et par un mouvement collectif il est possible de renforcer et de mettre en avant certains lieux jusqu'à présent mis à l'écart, que ce soient des ronds-points, des terrains abandonnés ou des bas côtés.

https://www.flickr.com/photos/40488921@N05/8815736897
 
Je vous ai beaucoup parlé de l'embellissement, mais il ne s'agit pas 'que' de rendre la ville plus jolie. la guérilla jardinière est un vrai mouvement politique : elle revendique le droit à la terre, sensibilise à la sécurité alimentaire, resserre les liens entre les habitants - entre eux et avec leur lieu de vie -, permet aux urbains de s’approprier une ville qui n'est devenu plus qu'un lieu lointain auquel il est difficile de participer et de prendre part au développement.
Ce livre est à la fois un petit manifeste pour la ré-appropriation des habitants de leur ville, pour le bien être de tous - le jardinage, c'est du sport, et c'est joli ! -, pour créer une société plus partageuse et ouverte, et pour préserver la biodiversité si fragile de notre environnement et un guide pratique, du comment, quand, où le faire, avec quelles personnes, les organisations qui existent, les outils et les pistes pour bien s'y prendre.

https://www.flickr.com/photos/artefatica/4305162523

Et vous, avez-vous lu ce livre ? Qu'en avez vous pensé ? 

Sinon, vous intéresse-t-il ? 

mercredi 22 avril 2015

"QU'EST-CE-QUE TU GLANDES ?" , LA NOUVELLE CAMPAGNE DE GENERATIONS COBAYES


 

L'éco-orgasme, ça vous dit quelque chose ? C'est le nom de la campagne de Générations Cobayes, association de jeunes (un peu) déchaînés qui milite pour un monde plus sain, plus respectueux, plus transparent et... plus beau.
Générations Cobayes, ou, plutôt, « appel de la jeunesse » avant que le nom ne soit modifié, a été créé en 2008 par des étudiants du collège ostéopathique de Cergy Pontoise suite au décès dû à un cancer de l'un de leurs camarades.

Leur but ? Sensibiliser et informer le public des liens entre santé et environnement.



Après une première campagne contre les produits d'hygiène et de beauté, Générations Cobayes s'attaque maintenant aux perturbateurs endocriniens dans la 'vie de tous les jours'.
« Qu'est ce que tu glandes ? » est donc le nom de leur nouvelle campagne web lancée aujourd'hui, dont l'objectif est de mettre en garde les jeunes (et les plus âgés aussi!) à l'exposition aux perturbateurs endocriniens, présents en grande quantité dans nos vies, et qui sont responsables de nombreux troubles comme les cancers de la prostate et du sein, ou de la thyroïde, et, plus globalement, sur les glandes.


http://www.generationscobayes.org/
cliquez sur l'image pour accéder au questionnaire 

Alors que quelques membres de l'association sillonnent la France dans un petit van pour aller au contact des étudiants et les sensibiliser à l'« éco-orgasme » en les informant, les briefant et en leur rappelant les 7 commandements, vous pouvez vous aussi comprendre et connaître votre niveau de 'glandouille' grâce au petit questionnaire ludique que l'association a conçu, recevoir par mail des conseils avisés pour réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens, et même suivre le défi sur 10 jours lancé par Générations Cobayes pour se familiariser avec une vie sans PE, tout ça pour laisser vos glandes tranquilles et ainsi glander (ou non!) sans regret ;-)

http://site.generationscobayes.org/le-tour-de-france
pour connaître les dates restantes de l'éco-orgasme, cliquez sur l'image !

Pour suivre Générations Cobayes sur les réseaux sociaux et ainsi ne pas manquer leurs actions :
Leur compte Twitter
Leur page Facebook
Leur compte Instagram

Pour approfondir, et pour que les pouvoirs publics réagissent vite, Pauline a écrit une chouette tribune sur le Huffington Post pour appeler Mme Marisol Touraine à prendre tout ça en considération ICI !

Alors, n'hésitez surtout pas à répondre au petit questionnaire et à le partager pour 

que l'on puisse tous continuer à se faire du bien sans se faire de mal !

 

Connaissiez-vous Générations Cobayes ? 

Que pensez-vous de leur campagne ?


dimanche 1 février 2015

REVUE DU WEB - JANVIER, n°1

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vous propose un article un peu différent... C'est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelques mois maintenant, mais que je n'avais jamais osé concrétiser car j'avais un peu peur de l'accueil qu'elle pourrait recevoir. J'avais le nom, les infos, la bannière prêts depuis au moins 6 mois, mais l'article restait dans mes brouillons. Donc j'ai pris mon courage à deux mains et me voilà partie !


C'est donc dans une nouvelle rubrique je publie aujourd'hui. L'idée, pour faire court, est de faire toutes les deux semaines un petit récapitulatif des articles, vidéos, photos d'Internet qui m'ont marquée. Internet est un formidable outil, et j'aimerais partager avec vous quelques liens que je trouve intéressants. C'est est également un moyen de partage génial, ainsi l'idée est aussi que ça aille dans les deux sens, alors n'hésitez pas à me faire part de vos ressentis, de ce qui vous a marqué dans les commentaires !

Place aux liens !

De la lecture : La part de la Terre, Louise Browaeys et Henri de Pazzis



Lorsque Hélène de Green me up ! a publié son article hier pour nous faire découvrir ce livre, écrit par une de ses amies, mon sang n'a fait qu'un tour : on y parle de plantes, de cultures, d'agriculture biologique et de paysans. En gros, tout ce que j'aime et préfère.
Je ne l'ai pas encore lu, mais il a doublé tous les autres sur ma liste de 'livres à lire', ce sera donc le prochain. En attendant, je vous laisse découvrir les beaux mots d'une des auteurs, Louise Browaeys.


De l'(in)égalité : 



Le dernier rapport de l'Oxfam est sorti et le résultat est accablant : le fossé entre les pauvres et les riches se creuse, les pauvres sont plus pauvres, les riches plus riches. Le rapport bénéfices/dividendes est passé sous la barre du 1, ce qui signifie concrètement... une stagnation voire une baisse des salaires.


Des droits des animaux : 



Après la marche arrière du Sénat il y a quelques jours, l'Assemblée Nationale a adopté le texte déclarant que « les animaux sont des êtres sensibles ». Concrètement, ça ne changera pas grand chose pour la loi, mais ça reste un petit pas en faveur de la reconnaissance de leurs droits.


Du minimalisme : 



L'auteur du Blog Bleu a décidé de suivre un défi minimaliste de 30 jours, qui consiste en un défi particulier par jour (ne pas aller sur internet, méditer, ne rien acheter pendant 24 heures...). Ce que je trouve bien, c'est que les défis varient tout en s'inscrivant dans la même démarche : vivre plus simplement.


La génération des 18-30 ans : 



Une étude belge a révélé qu'une grande part de cette génération est un peu perdue : chômage, études, vie professionnelle et personnelle,... Rien ne va plus. Cependant, alors que beaucoup sont déboussolés et regardent l'avenir avec inquiétude, une minorité s'active dans le changement de la société, et la moitié des jeunes interrogés pense qu'elle est obsolète. 


Hygiène : les serviette lavables 



Pauline du blog Une jeune idiote a publié cet article très informatif à propos des serviettes hygiéniques lavables : pourquoi les choisir, lesquelles, et comment bien les utiliser. Un petit guide pour les femmes souhaitant changer de protections !


Éducation :


J'ai pris connaissance de cette vidéo il y a quelques jours seulement. Néanmoins, elle est toujours d'actualité et extrêmement informative. On y parle de neurobiologie, d'éducation, de plasticité du cerveau, bref, il y a encore beaucoup de choses à apprendre et cette petite conférence nous guide déjà ! (en allemand sous-titré français)

 

Un peu de soutien : 



Lili et Jujube, deux blogueuses talentueuses, participent à un chouette concours : présenter une recette saine pour tenter de gagner un stage de photo culinaire. Pour les soutenir, il suffit de cliquer ici ! (en bas de la page... sur laquelle vous avez la recette de ces petites tueries également ! )

On peut le faire ! 



La toute nouvelle rubrique I did it ! d'Ophélie alias Antigone XXI est déjà bien prometteuse : il s'agit de témoignages de personnes ayant changé leur vie, leur mode vie et/ou d'alimentation, ayant créé une entreprise ou une association... Bref, que de belles choses ! La première participation est de Pauline, une jeune étudiante en médecine, devenue végétalienne après avoir été une carniste convaincue. Son témoignage immensément intéressant, sa joie de vivre et son humilité me (nous) redonne beaucoup de confiance pour ce qui concerne l'avenir de la médecine et des médecins à venir. Bref, il y a beaucoup, beaucoup d'espoir !!


Et pour finir sur une autre belle nouvelle... La chandeleur !


Nous n'avons jamais été de grands férus de chandeleur et de crêpes à la maison (j'ai mangé mes premières crêpes salées chez une amie en primaire, et je me souviens très bien être rentrée à la maison - après ce repas tout nouveau pour moi – en sollicitant constamment ma mère pour qu'on en fasse également.) La preuve: je n'ai pas mangé de crêpes depuis que je suis devenue VG (et ça ne m'a pas spécialement manqué). Mais quand trois extrêmement talentueuses, douées et gentilles personnes ont la bonté de nous faire part de plein de recettes de pâtes à crêpes (avec ou sans gluten, salées ou sucrées), plein de garnitures et de tartinades, je n'ai plus qu'une envie : manger des crêêêêêêêpes !!

Alors vous avez l'embarras du choix : les crêpes et les garnitures inimaginablement délicieuses de Céline ici (et sa plume tellement, tellement géniale)(sans gluten, salées et sucrées), celles tout aussi renversantes d'Ophélie là (avec les mêmes modalités + avec gluten ! ), ainsi que celles de Laurence ( Green  Recipes entre Amis )

 Le plus dur va être de choisir ! ;-)


Voilà, j'espère que cet article vous aura plu (dites le moi!) !
Toutes les images sont issues des sites mentionnés ci-dessus et appartiennent à leurs propriétaires respectifs.

Et vous, qu'est ce qui vous a marqué ces derniers temps ?

jeudi 13 novembre 2014

DIY - Fabriquer ses crackers de Noël


Ah, Noël... Je pourrais vous en parler en long, en large, en travers, des rues illuminées au gaspillage, en passant par les repas de famille... Mes Noëls d'enfance ne sont pas si loin, ceux d'adolescence encore moins, et je commence depuis quelques années à avoir une toute autre vision de cette période de fêtes... Plutôt celle d'une course contre la montre, d'argent dépensé à tout va, de personnes qui resteront seules, l'impact écologique, social, moral et économique de cette saison commerciale.
Alors quand Natasha d'Echos Verts et Clémentine - Clémentine la Mandarine - m'ont proposé de participer à leur challenge, j'ai dit un grand oui !
Ce challenge, qu'est ce que c'est ? C'est un mois durant lequel de talentueuses bloggueuses proposeront un DIY par jour, c'est un mois où VOUS pouvez mettre la main à la pâte, proposer vos belles idées, vous engager pour un Noël plus respectueux. Vous aurez plus d'informations sur le blog de Natasha ICI ou celui de Clémentine . Hier, S'éveiller et s'épanouir de manière raisonnée nous proposait son DIY, et demain ce sera Charlie les Yeux Bleus !

Donc, voilà, c'est avec joie que je vous propose 'mon' DIY aujourd'hui.


Chez moi, les Noëls on toujours été assez internationaux : quelques origines différentes, une grande famille, et ça devient vite un joyeux 'melting-pot' de traditions d'un peu partout... Si je vous dis que je n'ai jamais mangé de bûche à Noël, vous me croyez ? Non ? Pourtant, c'est bien vrai : notre dessert a toujours été le tiramisù, avec parfois quelques entorses à la règle, comme un panettone, un Kriststollen, un pudding bien lourd anglais... Noël a toujours été un moment de découvertes, et ce n'est pas fini !

Ainsi, depuis aussi longtemps que je m'en souvienne, on a toujours eu des 'Christmas crackers' pour célébrer Noël. Pour ceux qui ne connaissent pas, les crackers sont une grande tradition anglaise. Ce sont en fait des tubes que l'on tire pour le casser ( avec une petite 'détonation' qui surprend souvent ! ) et qui renferment une surprise, une couronne en papier et une petite blague ou devinette. Celui qui a le plus gros côté du restant de tube dans sa main remporte la surprise !
Évidemment, ils sont généralement fabriqués à partir de papier, d'encres et de plastique pas très écologiques...
Je vos propose ici une version récup', assez rigolote à faire par et pour les enfants - j'adorais en faire quand j'étais  plus jeune ! -, et qui va bien les occuper les jours de pluie/froid/d'ennui...


Pour les faire j'ai utilisé ce que j'avais sous la main, et que, je pense, tout le monde a chez soi : des tubes de papier toilette ( ou essuie tout), des sacs en papier kraft - ou du papier kraft directement -, du fil et... Un peu d'imagination ! Ils sont vraiment facile à réaliser.


  Crackers de Noël

Pour 6 crackers ( à multiplier autant de fois que vous le souhaitez)

6 rouleaux de papier toilette, ou 3 grands d'essuie tout coupés en 2.
6 feuilles de kraft de 35x18 cm
Du fil, du raphia, du ruban...
Du scotch
De la peinture, des feutres, les crayons...
Quelques petites surprises à glisser dans les crackers ( il y a une liste d'idées plus bas)
Et de l'imagination débordante des enfants !

1ère étape :
Décorer les feuilles de kraft. Pour cela, armez vos enfants - ou vous même ! - de crayons de toutes sortes, de pinceaux, de gouache, de colle et de papier à découper/coller... Tout ce dont vous avez envie !


2ème étape :
Lorsque cela est fait, posez vos feuilles de kraft côté dessiné contre le plan de travail, placez un rouleau sur un bord le plus long au centre et scotchez un bout du rouleau. Scotchez la moitié environ du tour du rouleau sur la feuille. Cela permet que le rouleau reste bien sur un côté lors du 'crackage' (hum...) et ainsi éviter les 'mais c'est moi qui ai gagné ! ' ;-)
Finir d'enrouler le papier autour du rouleau et fixer le papier à l'aide de 3-4 bouts de scotch.


 3ème étape :
Glissez votre surprise à l’intérieur du rouleau. Fermez les deux bouts à l'aide de fil.


4ème étape :
Attendre patiemment le jour J et s'amuser !

Notes :
  - Attention si vous utilisez comme moi des sacs en kraft : évitez ceux qui ont un genre de revêtement imperméable à l’intérieur, sinon il est impossible de peindre ou dessiner dessus !
  - Les dimensions du papier seront peut être à ajuster en fonction de la taille de vos rouleaux.


Idées de surprises :

- des truffes - recette ICI ( à faire la veille ou l'avant veille)
- des bracelets, brésiliens, de perle ou tout ce que vous voulez
- des petits mots, des blagues pour les plus grands
- des chocolats
- des chouchous
- des petites voitures
- des casses tête
- de ce dont vos enfants auront l'idée !



Et vous, comment fêtez vous Noël ?

jeudi 6 novembre 2014

POIS CHICHES BROUILLÉS ET SALADE DE KALE + LE POINT SUR LES PROTÉINES ( vegan, sans gluten )

Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien !


Je vous avais promis un article sur les protéines et... le voici !

Ah, les protéines... On en a tous entendu parler, en bien, en mal, sous toutes leurs formes et de toutes les provenances. Mais qu'est ce que c'est exactement ? A quoi ça sert ? Y a-t-il des "protéines" plus importantes que d'autres ? Lesquelles ? Pourquoi parle-t-on de la carence en protéines chez les végéta*iens ? Ou les trouver dans l'alimentation vg ? ... Tant de questions que l'on a pu de poser où être confronté, et auxquelles je tenterai d'apporter une réponse, avec mes maigres connaissances. Si vous avez quelque chose à ajouter ou rectifier, n'hésitez pas à me le dire, je serai ravie d'en savoir plus ! Donc d'abord un peu de bio (forcément) pour bien comprendre le rôle de ces petites choses-là puis une partie un peu plus pratique sur les sources des protéines. Pour ceux que ça ennuie d'avance, une recette – protéinée... et vg  ! - est un peu plus bas, ainsi que quelques une de ces fameuses sources...

     Qu'est ce qu'une protéine ?

Une protéines est, dans les faits, un enchaînement d'acides aminés. Cet enchaînement peut être comparé, pour simplifier, à un long collier de perles que l'on enfile sur un fil. En poussant un peu plus loin, cet enchaînement se fait à partir d'un dérivé de l'ADN, l'ARN. Les acides aminés sont, comme leur nom l'indique, des molécules comprenant un groupe carboxyle (-COOH) et un groupe amine (-NH2)

     D'où proviennent les acides aminés ?

Les acides aminés proviennent, pour nous, principalement de ce que l'on mange : on distingue en effet différents acides aminés : les acides aminés essentiels (AAE) et les autres. Comme leur nom l'indique, ces premiers nous sont indispensables, on ne peut pas les synthétiser. Seulement, notre corps est capable, a partir de ces AAE, de synthétiser tous les autres acides aminés nécessaires. C'est pourquoi il nous les faut absolument !
Les AAE sont au nombre de 8 : l'isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine Plus un qui est un peu discutable, l'histidine.

     A quoi servent les protéines ?

Les protéines ainsi formées peuvent avoir différents rôles, mais tous aussi importants : elles peuvent intervenir dans de nombreuses réactions (les enzymes, qui sont en fait des protéines avec une activité catalytique), structurer les cellules, participer a la construction des muscles... Bref, elles sont présentes partout et sont absolument in-dis-pen-sa-bles !

     Où trouve-t-on ces acides aminés ?

 Les protéines que l'on mange ne servent pas telles quelles : lors de la digestion, elles sont dissociées en acides aminées - pour simplifier ! -, qui sont eux absorbés : la molécule - la protéine - étant inutilisable par notre corps et bien trop grosse pour être absorbée. Ces acides aminés sont ensuite recomposés lors de la formation de notre protéine. Vous l'aurez donc peut être compris : on ne cherche pas les protéines en tant que telles dans l'alimentation, mais les acides aminés qu'elles contiennent.
Il nous faut alors trouver au moins les acides aminés essentiels dans notre alimentation, et dans des proportions bien particulières : si l'un est déficient, la synthèse des protéines ne pourra pas se faire correctement. C'est ce que l'on appelle le facteur limitant.

Il n'y a donc pas de protéine plus 'importante' que d'autre, mais plutôt des acides aminés. Ainsi, pourvu que vous ayez le bon apport de ceux-ci, il n'y a pas de différence entre manger des protéines provenant de viande ou de soja, les acides aminés de la viande ne sont pas des super-héros : on retrouve exactement les même dans certains végétaux.
J'en viens ainsi aux sources de protéines. La viande, pourtant considérée comme la reine des sources, n'en est pas une : elle est déficiente en méthionine, tout comme les légumineuses et les laitages, qui sont tous riches en lysine. En revanche, les céréales, elles, sont déficientes en lysine, tandis que le soja et le quinoa ont une proportion en AAE idéale.
Pour avoir le bon apport en acides aminés, il convient donc d'associer les différentes sources, comme je l'expliquerai plus bas.

     Et les carences, alors ?

Si je vous dit que ce n'est qu'un mythe, vous me croyez ? Non, ne fuyez pas, je vous explique ! Sachez d'abord qu'il y a des protéines dans tout, absolument tout, sauf l'huile et le sucre raffiné. Selon les recommandations de l'OMS, l'apport journalier en protéines devrait être de 0,80g/kg/jour pour un adulte - cela varie évidemment en fonction de l'âge et de l'activité sportive, plus d'infos ICI . Si nous considérons un individu de 75kg, cela représente 60 g de protéines par jour. En sachant que 100g de tofu apportent 10 g de protéines 'complètes', pour 40g d'amandes, 9 g, et 100 g de lentilles crues, 25g, il est aisé d'avoir un apport suffisant tout en étant végéta*ien si on mange à sa faim et équilibré !
Au contraire, s'il y a bien une chose dont on devrait parler, c'est plutôt de l'excès de protéines : il a des conséquences désastreuses sur la santé si il perdure, comme des cancers, des maladies cardio-vasculaires, calculs rénaux et décalcification des os, et les omnivores mangent en moyenne 60% trop de protéines lors d'un repas !

     Et quelles sont les sources de protéines VG  ?

Comme nous l'avons vu, les légumineuses et les céréales sont déséquilibrées en AAE, ainsi que les fruits secs. Pour avoir un bon apport, il suffit de consommer un tiers de légumineuses et deux tiers de céréales, éventuellement accompagné de quelques oléagineux. Cependant, il n'est pas nécessaire d'associer légumineuses et céréales dans un même repas, on peut très bien étaler leur consommation sur la journée.

Voici un petit tableau comparatif de l'apport en protéine pour 100g d'aliments assez usuels en cuisine.

Aliment Protéines pour 100 g (en g)
lentilles 25,4
Pois cassés 24,5
Pois chiches 19,3
Azukis 19,9
Tofu 11,8
Avoine 16,9
Blé 12,3
Quinoa 13
Riz 7,1
Amandes 20
Sésame 15
Kale 3

Pour ma part, je suis loin de compter mon apport en protéine : je sais qu'en mangeant à ma faim, avec des fruits et des légumes, des céréales complètes et des légumineuses, je ne risque pas de carence. Certains sportifs de haut niveau sont même vegan, et ils sont loin de manquer de muscles !

     Pourquoi consommer des protéines végétales ?

En France, plus de 70% des protéines consommées sont d'origine animale. En connaissant toute la souffrance que cela induit, et en sachant qu'il existe de nombreuses alternatives, pourquoi continuer d'en consommer ? En plus, il faut 20 kg de protéines végétales pour obtenir un kilogramme de protéines animales. L'impact sur l'environnement est non négligeable, ainsi que celui sur la santé !


Et si on se restaurait un peu après toutes ces émotions ?

 
J'avais réalisé cette recette pour la première fois il y a bien longtemps : je ne savais rien du végéta*isme, et encore moins des protéines ! Cependant, comme la viande me dégoûtait, je cherchais quelques alternatives... Et ce plat était né ! La base est toute simple : des pois chiches, de la sauce soja ou du sel, un peu d'huile et un peu d'eau. Avec un minimum d'effort, et en deux temps trois mouvements, on a un délicieux plat, très nourrissant et équilibré !


Pois chiches brouillés et salade de kale.

Pour 4 personnes

Pour les pois chiches brouillés :

450 g de pois chiches cuits (soit 200g crus)
quelques càs d'eau
une càs d'huile d'olive
3 càs de sauce soja ou une très grosse pincée de sel
Optionnel : une pointe de curcuma, pour la couleur.

Ecraser grossièrement les pois chiches, à l'aide d'une fourchette ou d'un presse purée, ou même d'un robot. Il faut qu'il reste quelques morceaux.
Faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse, puis ajouter les pois chiches écrasés. Ajouter un tout petit fond d'eau, et bien remuer. Si cela vous semble trop sec, ajouter un peu plus d'eau.
Ajouter la sauce soja ou le sel et le curcuma et mélanger de nouveau. Servir sans attendre.


Pour la salade de kale :

un gros bouquet de kale
une pomme, en dés
4 grosses figues sèches, coupées en dés
un petit oignon, coupé en très fines lamelles

Pour la sauce :
2 càs de purée d'amandes
1 càs d'huile d'olive
1 càs de vinaigre
1 citron, pressé
½ cc de miso

Mélanger tous les ingrédients de la sauce.
Hacher le kale en fines lanières en enlevant les grosses tiges, ajouter la sauce et le 'masser' quelques minutes de façon à ce qu'il s'attendrisse.
Ajouter le reste des ingrédients de la salade, mélanger de nouveau et déguster !

Notes : Les pois chiches brouillés peuvent être réchauffés en ajoutant un fond d'eau.
La salade de kale se conserve également quelques jours : les saveurs se marieront et le kale n'en sera que plus tendre !
A défaut de kale, une bonne vieille salade (mâche, roquette, laitue...) accompagnera à merveille ce plat.


Est-ce que cette VG-là a l'air carencée/malheureuse/affamée ? ;-)