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mercredi 22 avril 2015

"QU'EST-CE-QUE TU GLANDES ?" , LA NOUVELLE CAMPAGNE DE GENERATIONS COBAYES


 

L'éco-orgasme, ça vous dit quelque chose ? C'est le nom de la campagne de Générations Cobayes, association de jeunes (un peu) déchaînés qui milite pour un monde plus sain, plus respectueux, plus transparent et... plus beau.
Générations Cobayes, ou, plutôt, « appel de la jeunesse » avant que le nom ne soit modifié, a été créé en 2008 par des étudiants du collège ostéopathique de Cergy Pontoise suite au décès dû à un cancer de l'un de leurs camarades.

Leur but ? Sensibiliser et informer le public des liens entre santé et environnement.



Après une première campagne contre les produits d'hygiène et de beauté, Générations Cobayes s'attaque maintenant aux perturbateurs endocriniens dans la 'vie de tous les jours'.
« Qu'est ce que tu glandes ? » est donc le nom de leur nouvelle campagne web lancée aujourd'hui, dont l'objectif est de mettre en garde les jeunes (et les plus âgés aussi!) à l'exposition aux perturbateurs endocriniens, présents en grande quantité dans nos vies, et qui sont responsables de nombreux troubles comme les cancers de la prostate et du sein, ou de la thyroïde, et, plus globalement, sur les glandes.


http://www.generationscobayes.org/
cliquez sur l'image pour accéder au questionnaire 

Alors que quelques membres de l'association sillonnent la France dans un petit van pour aller au contact des étudiants et les sensibiliser à l'« éco-orgasme » en les informant, les briefant et en leur rappelant les 7 commandements, vous pouvez vous aussi comprendre et connaître votre niveau de 'glandouille' grâce au petit questionnaire ludique que l'association a conçu, recevoir par mail des conseils avisés pour réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens, et même suivre le défi sur 10 jours lancé par Générations Cobayes pour se familiariser avec une vie sans PE, tout ça pour laisser vos glandes tranquilles et ainsi glander (ou non!) sans regret ;-)

http://site.generationscobayes.org/le-tour-de-france
pour connaître les dates restantes de l'éco-orgasme, cliquez sur l'image !

Pour suivre Générations Cobayes sur les réseaux sociaux et ainsi ne pas manquer leurs actions :
Leur compte Twitter
Leur page Facebook
Leur compte Instagram

Pour approfondir, et pour que les pouvoirs publics réagissent vite, Pauline a écrit une chouette tribune sur le Huffington Post pour appeler Mme Marisol Touraine à prendre tout ça en considération ICI !

Alors, n'hésitez surtout pas à répondre au petit questionnaire et à le partager pour 

que l'on puisse tous continuer à se faire du bien sans se faire de mal !

 

Connaissiez-vous Générations Cobayes ? 

Que pensez-vous de leur campagne ?


jeudi 6 novembre 2014

POIS CHICHES BROUILLÉS ET SALADE DE KALE + LE POINT SUR LES PROTÉINES ( vegan, sans gluten )

Bonjour à tous !
J'espère que vous allez bien !


Je vous avais promis un article sur les protéines et... le voici !

Ah, les protéines... On en a tous entendu parler, en bien, en mal, sous toutes leurs formes et de toutes les provenances. Mais qu'est ce que c'est exactement ? A quoi ça sert ? Y a-t-il des "protéines" plus importantes que d'autres ? Lesquelles ? Pourquoi parle-t-on de la carence en protéines chez les végéta*iens ? Ou les trouver dans l'alimentation vg ? ... Tant de questions que l'on a pu de poser où être confronté, et auxquelles je tenterai d'apporter une réponse, avec mes maigres connaissances. Si vous avez quelque chose à ajouter ou rectifier, n'hésitez pas à me le dire, je serai ravie d'en savoir plus ! Donc d'abord un peu de bio (forcément) pour bien comprendre le rôle de ces petites choses-là puis une partie un peu plus pratique sur les sources des protéines. Pour ceux que ça ennuie d'avance, une recette – protéinée... et vg  ! - est un peu plus bas, ainsi que quelques une de ces fameuses sources...

     Qu'est ce qu'une protéine ?

Une protéines est, dans les faits, un enchaînement d'acides aminés. Cet enchaînement peut être comparé, pour simplifier, à un long collier de perles que l'on enfile sur un fil. En poussant un peu plus loin, cet enchaînement se fait à partir d'un dérivé de l'ADN, l'ARN. Les acides aminés sont, comme leur nom l'indique, des molécules comprenant un groupe carboxyle (-COOH) et un groupe amine (-NH2)

     D'où proviennent les acides aminés ?

Les acides aminés proviennent, pour nous, principalement de ce que l'on mange : on distingue en effet différents acides aminés : les acides aminés essentiels (AAE) et les autres. Comme leur nom l'indique, ces premiers nous sont indispensables, on ne peut pas les synthétiser. Seulement, notre corps est capable, a partir de ces AAE, de synthétiser tous les autres acides aminés nécessaires. C'est pourquoi il nous les faut absolument !
Les AAE sont au nombre de 8 : l'isoleucine, la leucine, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, le tryptophane et la valine Plus un qui est un peu discutable, l'histidine.

     A quoi servent les protéines ?

Les protéines ainsi formées peuvent avoir différents rôles, mais tous aussi importants : elles peuvent intervenir dans de nombreuses réactions (les enzymes, qui sont en fait des protéines avec une activité catalytique), structurer les cellules, participer a la construction des muscles... Bref, elles sont présentes partout et sont absolument in-dis-pen-sa-bles !

     Où trouve-t-on ces acides aminés ?

 Les protéines que l'on mange ne servent pas telles quelles : lors de la digestion, elles sont dissociées en acides aminées - pour simplifier ! -, qui sont eux absorbés : la molécule - la protéine - étant inutilisable par notre corps et bien trop grosse pour être absorbée. Ces acides aminés sont ensuite recomposés lors de la formation de notre protéine. Vous l'aurez donc peut être compris : on ne cherche pas les protéines en tant que telles dans l'alimentation, mais les acides aminés qu'elles contiennent.
Il nous faut alors trouver au moins les acides aminés essentiels dans notre alimentation, et dans des proportions bien particulières : si l'un est déficient, la synthèse des protéines ne pourra pas se faire correctement. C'est ce que l'on appelle le facteur limitant.

Il n'y a donc pas de protéine plus 'importante' que d'autre, mais plutôt des acides aminés. Ainsi, pourvu que vous ayez le bon apport de ceux-ci, il n'y a pas de différence entre manger des protéines provenant de viande ou de soja, les acides aminés de la viande ne sont pas des super-héros : on retrouve exactement les même dans certains végétaux.
J'en viens ainsi aux sources de protéines. La viande, pourtant considérée comme la reine des sources, n'en est pas une : elle est déficiente en méthionine, tout comme les légumineuses et les laitages, qui sont tous riches en lysine. En revanche, les céréales, elles, sont déficientes en lysine, tandis que le soja et le quinoa ont une proportion en AAE idéale.
Pour avoir le bon apport en acides aminés, il convient donc d'associer les différentes sources, comme je l'expliquerai plus bas.

     Et les carences, alors ?

Si je vous dit que ce n'est qu'un mythe, vous me croyez ? Non, ne fuyez pas, je vous explique ! Sachez d'abord qu'il y a des protéines dans tout, absolument tout, sauf l'huile et le sucre raffiné. Selon les recommandations de l'OMS, l'apport journalier en protéines devrait être de 0,80g/kg/jour pour un adulte - cela varie évidemment en fonction de l'âge et de l'activité sportive, plus d'infos ICI . Si nous considérons un individu de 75kg, cela représente 60 g de protéines par jour. En sachant que 100g de tofu apportent 10 g de protéines 'complètes', pour 40g d'amandes, 9 g, et 100 g de lentilles crues, 25g, il est aisé d'avoir un apport suffisant tout en étant végéta*ien si on mange à sa faim et équilibré !
Au contraire, s'il y a bien une chose dont on devrait parler, c'est plutôt de l'excès de protéines : il a des conséquences désastreuses sur la santé si il perdure, comme des cancers, des maladies cardio-vasculaires, calculs rénaux et décalcification des os, et les omnivores mangent en moyenne 60% trop de protéines lors d'un repas !

     Et quelles sont les sources de protéines VG  ?

Comme nous l'avons vu, les légumineuses et les céréales sont déséquilibrées en AAE, ainsi que les fruits secs. Pour avoir un bon apport, il suffit de consommer un tiers de légumineuses et deux tiers de céréales, éventuellement accompagné de quelques oléagineux. Cependant, il n'est pas nécessaire d'associer légumineuses et céréales dans un même repas, on peut très bien étaler leur consommation sur la journée.

Voici un petit tableau comparatif de l'apport en protéine pour 100g d'aliments assez usuels en cuisine.

Aliment Protéines pour 100 g (en g)
lentilles 25,4
Pois cassés 24,5
Pois chiches 19,3
Azukis 19,9
Tofu 11,8
Avoine 16,9
Blé 12,3
Quinoa 13
Riz 7,1
Amandes 20
Sésame 15
Kale 3

Pour ma part, je suis loin de compter mon apport en protéine : je sais qu'en mangeant à ma faim, avec des fruits et des légumes, des céréales complètes et des légumineuses, je ne risque pas de carence. Certains sportifs de haut niveau sont même vegan, et ils sont loin de manquer de muscles !

     Pourquoi consommer des protéines végétales ?

En France, plus de 70% des protéines consommées sont d'origine animale. En connaissant toute la souffrance que cela induit, et en sachant qu'il existe de nombreuses alternatives, pourquoi continuer d'en consommer ? En plus, il faut 20 kg de protéines végétales pour obtenir un kilogramme de protéines animales. L'impact sur l'environnement est non négligeable, ainsi que celui sur la santé !


Et si on se restaurait un peu après toutes ces émotions ?

 
J'avais réalisé cette recette pour la première fois il y a bien longtemps : je ne savais rien du végéta*isme, et encore moins des protéines ! Cependant, comme la viande me dégoûtait, je cherchais quelques alternatives... Et ce plat était né ! La base est toute simple : des pois chiches, de la sauce soja ou du sel, un peu d'huile et un peu d'eau. Avec un minimum d'effort, et en deux temps trois mouvements, on a un délicieux plat, très nourrissant et équilibré !


Pois chiches brouillés et salade de kale.

Pour 4 personnes

Pour les pois chiches brouillés :

450 g de pois chiches cuits (soit 200g crus)
quelques càs d'eau
une càs d'huile d'olive
3 càs de sauce soja ou une très grosse pincée de sel
Optionnel : une pointe de curcuma, pour la couleur.

Ecraser grossièrement les pois chiches, à l'aide d'une fourchette ou d'un presse purée, ou même d'un robot. Il faut qu'il reste quelques morceaux.
Faire chauffer l'huile dans une grande sauteuse, puis ajouter les pois chiches écrasés. Ajouter un tout petit fond d'eau, et bien remuer. Si cela vous semble trop sec, ajouter un peu plus d'eau.
Ajouter la sauce soja ou le sel et le curcuma et mélanger de nouveau. Servir sans attendre.


Pour la salade de kale :

un gros bouquet de kale
une pomme, en dés
4 grosses figues sèches, coupées en dés
un petit oignon, coupé en très fines lamelles

Pour la sauce :
2 càs de purée d'amandes
1 càs d'huile d'olive
1 càs de vinaigre
1 citron, pressé
½ cc de miso

Mélanger tous les ingrédients de la sauce.
Hacher le kale en fines lanières en enlevant les grosses tiges, ajouter la sauce et le 'masser' quelques minutes de façon à ce qu'il s'attendrisse.
Ajouter le reste des ingrédients de la salade, mélanger de nouveau et déguster !

Notes : Les pois chiches brouillés peuvent être réchauffés en ajoutant un fond d'eau.
La salade de kale se conserve également quelques jours : les saveurs se marieront et le kale n'en sera que plus tendre !
A défaut de kale, une bonne vieille salade (mâche, roquette, laitue...) accompagnera à merveille ce plat.


Est-ce que cette VG-là a l'air carencée/malheureuse/affamée ? ;-)

jeudi 23 octobre 2014

BIEN MANGER SANS SE RUINER - PARTIE 2


Après avoir vu dans un premier article comment faire ses achats intelligemment, voyons à présent comment préparer tous ses repas de manière efficace ! Afin d'optimiser le temps et d'éviter le gaspillage, plusieurs 'solutions' existent, libre à vous de les arranger en fonction de vos envies (je vous avoue que je ne fais pas ça tout le temps par flemme manque de temps )

Bien s'organiser.

La préparation des repas peut être longue, surtout si on ne veut pas manger la même chose tous les jours, alors arriver à concilier les études/le travail, les transports, les repas et toutes les autres activités demande de l'efficacité.
En effet, faire la cuisine ne comporte pas seulement la phase 'cuire les ingrédients', mais aussi les préparer, ranger, faire la vaisselle et manger. Et on arrive facilement à 1 heure pour tout faire.

Afin d'éviter de 'perdre' tout ce temps par jour, la méthode la plus efficace que j'aie trouvée est de tout faire en une seule fois : je me réserve une demi-journée par semaine 'pour moi', pendant laquelle je fais mes courses, je prépare la majorité de mes repas et quelques biscuits/desserts, je nettoie tout, fais du sport et le ménage, repasse mes vêtements, et je m'occupe de ce dont j'ai à faire.
Je n'achète ce jour là que des produits frais, au marché. Pour tout ce qui est des céréales, graines et condiments, je vais une ou deux fois par mois au biocoop.

Tout n'est qu'une question d'organisation : on se réserve cette demie-journée, et il faut que tout soit fait durant ce temps. Ainsi, pendant que le riz cuit, par exemple, je repasse. Il faut arriver à jongler entre les différentes activités.

Quoi qu'il en soit, l'habitude vient après plusieurs semaines, et c'est tout à fait normal que ce soit chaotique au début.

Planifier ses repas.


Afin d'éviter de jeter des aliments et d'être certaine d'avoir quelque chose à manger en revenant de cours, je planifie mes repas. Pour le faire, je me réserve un petit moment dans la semaine, généralement le samedi, pour écrire dans un tableau (ne faites pas comme moi sur les photos, utilisez des feuilles de brouillon pour cela) ce que je mangerai tel dîner/déjeuner pour la semaine à venir. Je n'écris pas les quantités mais seulement le menu, afin de préparer à l'avance le repas. Par exemple, je peux prévoir de manger du riz et du dhal, dans ce cas je cuirai mon riz et mes lentilles le dimanche matin. Comme je connais approximativement les quantités qu'il me faut, je peux choisir de cuire plus de riz pour me faire une salade le lendemain, par exemple.

Ainsi, je sais ce que j'ai à faire le dimanche matin.



Préparer de grandes quantités.


C'est vraiment ce qu'il y a de plus simple à faire : il suffit d'y penser. Cuire du riz pour un ou 4 repas prend autant de temps, et ce n'est pas plus compliqué. Je le fais aussi pour les légumineuses, comme ça j'ai toujours un stock de pois chiches/haricots rouges/lentilles dans le frigo. Pour accélérer le temps de cuisson des graines, je les fais tremper 12 à 24 heures à l'avance. Je fais également germer des graines qui ne nécessitent quasiment aucune attention et qui sont bourrées de nutriments !
De même, je prépare de grandes quantités de ratatouille (beaucoup, j'adore ça !), dahl, chili sin carne ou autres plats mijotés qui se réchauffent facilement.
Je m'occupe aussi des légumes, c'est à dire que je prépare mes légumes que je conserve ensuite au réfrigérateur. Ainsi, par exemple, je râpe des carottes, coupe du chou... J'aime aussi varier leur forme et présentation : soit râpés, en rondelles, en 'spaghetti', en lanières, pour éviter la monotonie.
Et, finalement, je congèle parfois une bonne partie de ce que je prépare, notamment des pois chiches et haricots secs, afin d'en avoir toujours en réserve.


Quelques liens pour aller plus loin : 
Un article de Natasha d'Echos Verts sur le même sujet.
Un autre article sur la préparation des légumineuses et leurs bienfaits sur Green Me Up
Fabriquer son lait d'amandes / de noisettes / cajou / châtaigne sur Green Me Up et Antigone XXI
La germination des graines par Ophélie d'Antigone XXI
Plein de recettes rapides, délicieuses et saines sur le blog de Mlle Pigut, celui de Alice - alias Lili - ,  Marie de 100% Végétal, Cléa , et les différents sites de l'Association Végétarienne de France : des recettes sur 1.2.3. Veggie et plein de conseils sur le site de l'AVF dont leur guide du végétarien débutant.
Et le meilleur daal par Pauline d'Une jeune idiote

Il existe de nombreux autres blogs et sites, cette liste n'est évidemment pas exhaustive, je vous laisse découvrir par vous même !

 
Et vous, quelles sont vos astuces pour passer moins de temps en cuisine ? 

lundi 18 août 2014

DIY : FABRIQUER SOI-MÊME SES SERVIETTES HYGIÉNIQUES LAVABLES (photos pas à pas)


Mesdames, ce sujet vous concerne. Messieurs, vous aussi, quand même, un peu.

J'aimerais vous parler aujourd'hui de quelque chose différent de la cuisine, mais qui reste en rapport avec l'idée derrière ce blog : vivre de manière plus verte, plus respectueuse de l'environnement, des animaux et des Hommes. C'était le cas pour mon premier article de la Vie en vert, et ça l'est aussi pour le deuxième. Ces articles répondent à une nécessité, et il me semble important de le partager avec vous. Nous allons aborder aujourd'hui le vaste sujet des protections intimes féminines.


Saviez vous qu'une femme jette, en moyenne, 10 000-15 000 serviettes hygiéniques/tampons dans sa vie ? Selon les calculs de Mlle Pigut, cela reviendrait jusqu'à 1000€ pour 10 ans... Sans compter l'impact écologique, puisque ces protections mettent 500 ans à se dégrader.

Différentes solutions s'offrent alors aux femmes souhaitant changer : la cup, dont je ne vous parlerai pas ici (mais vous pouvez lire des articles à ce sujet ici et ), et les serviettes lavables.


Les deux ont leurs avantages, mais, pour l'instant, j'utilise ces dernières en attendant de maîtriser la cup. J'en ai d'abord entendu parler par la géniale Pauline (Jeune Idiote), dans son article à ce sujet.

Elles sont :
  • absorbantes. Contrairement aux idées reçues, les serviettes lavables ne fuient pas.
  • confortables. Elles n'ont plus rien à voir avec celles de votre grand mère ! Leur forme et les matériaux utilisés sont évolué, ce qui les rend agréables à porter.
  • saines. Faites à partir de matériaux naturels et sans agents de blanchissement, on évite beaucoup de produits pétrochimiques/nocifs, et ainsi les mycoses, problèmes d'infections, allergies...
  • sans odeur. Oui ! Elles sont constituées de fibres naturelles qui 'respirent', et ce qui évite la formation d'odeurs désagréables. Contrairement aux serviettes jetables synthétiques, il n'y a pas de macération. (à votre avis, pourquoi les serviettes jetables anti-odeurs existent-elles ?)
Finalement, si vous fabriquez vous-mêmes vos serviettes, vous pouvez les personnaliser à votre envie ! Ainsi, vous avez le choix pour la capacité d'absorption de votre serviette, sa taille, sa couleur, ses motifs... Et quel plaisir de faire les choses soi-même ! Vous pouvez les fabriquer à partir de matériaux recyclés : ces serviettes ne vous coûteront presque rien.

Pour ce qui est du lavage, vous pouvez soit les laver à la main, à l'eau froide ou tiède, soit à la machine (attention cependant à utiliser une lessive pas trop 'cra-cra' ! ) . Avant de les jeter dans le tambour, pensez à les rincer, voire à les tremper dans un peu d'eau pour ne pas que le sang sèche.


Pour réaliser ces serviettes, le mieux est d'utiliser une machine à coudre, sinon vous allez y passer des heures. Si vous n'en avez pas, empruntez-en une à votre voisin-e/maman/grand-mère/tante... , elle n'a pas besoin d'être sophistiquée !

Cet article paraît peut être un peu long, mais je vous assure que ces serviettes sont très faciles à réaliser (et c'est une nullos de la couture qui parle).

Pour rendre ces serviettes étanches, j'ai utilisé du Polyuréthane laminé (PUL). Celui-ci est utilisé dans les serviettes lavables du commerce et les couches lavables pour bébé. Il peut s'acheter en ligne ou en magasin de tissu.

Vous aurez besoin :
D'une vieille serviette de bain ou d'un morceau (taille à définir plus tard)
D'un morceau de tissu Jersey (ou d'un T-shirt), de PUL et de tissu calicot, de même taille (à définir plus tard également)
De fil + aiguilles
Une machine à coudre
De ciseaux
D'un bouton pression , parties mâle et femelle
D'un crayon
Des patrons (ci après) + carton/papier journal/...

Vous pouvez choisir d'utiliser des tissus bio si vous le souhaitez. Ici, les matériaux utilisés sont de récupération, et ne sont pas bio, mais ont été lavés de très nombreuses fois ! J'ai récupéré une vieille serviette de toilette, des chutes de tissu et un T-shirt troué et rétréci. Cependant, prenez bien soin de choisir des fibres naturelles telles que le lin, chanvre, coton.

La découpe

Commencez par définir la quantité de tissu nécessaire. Je vous propose trois types de serviettes ici : protège slips, serviettes 'de jour' et serviettes 'de nuit'.
Pour le protège-slip, il vous faudra trois rectangles de 25x22 cm par serviette. Un de jersey, un autre de calicot et le dernier de PUL. Pour celle 'de jour', les dimensions sont 31x27cm, et 37x24 pour celle de nuit.

Pour la partie absorbante, il vous faudra un rectangle de 16x6 pour le protège slip, 19x7 pour celle de jour et 26x7 pour la nuit.

Imprimez puis découpez le patron (ICI) nécessaire : protège slip (1), jour (2), nuit (3).
Si vous le souhaitez, reportez le sur un autre support tel que du carton.


Posez le patron A sur l'un de vos trois plus grands rectangles, tracez le contour et découpez. Faites de même pour les deux autres grands rectangles.
Placez sur l'envers des pièces découpées, au centre, le patron C, puis tracez autour. NE DÉCOUPEZ PAS !


Puis tracez/découpez la serviette à l'aide du patron B pour la partie absorbante (petit rectangle).


Notes :  - pour le protège slip, un rectangle de serviette sera suffisant.
Pour la serviette de jour, 2-3 seront nécessaires, en fonction de votre flux.
Pour celle de nuit, j'en ai utilisé 3, mais vous pouvez en mettre 2,4,5,...

             - Pour éviter que votre tissu s'effiloche, il est important de les surfiler.
Il ne sera nécessaire de le faire que pour le-s rectangle-s de serviette.
Pour celles qui ne savent pas comment surfiler, regardez ici.


 
La couture

Si nécessaire, cousez maintenant vos rectangles de serviette ensemble, en vous aidant d'épingles pour les maintenir.


Cousez ce-s rectangle-s au centre du tissu Jersey : le tour du rectangle, puis une bande verticale au milieu.


Superposez votre tissu Jersey et votre tissu calicot à l'envers : le coté avec le rectangle de serviettes et l'envers du tissu calicot doivent être à l'extérieur. (vous devez voir les marques du patron C). Positionnez le PUL sur le calicot, face imperméable face à vous. Fixez avec des épingles, puis cousez ensemble sur la ligne tracée du patron C.

ATTENTION : ne cousez pas sur tout le tour ! Laissez un trou pour pouvoir retourner le tissu.


La finalisation

Égalisez le tour en laissant 1cm de marge  Taillez des dents tout autour.


Retournez la serviette dedans-dehors.

Fermez l'ouverture par laquelle vous l'avez retourné, à la main ou à la machine.

Finir en surfilant tout le tour pour solidifier la serviette et la rendre plus esthétique et pratique.


Cousez les pression à la main : la partie mâle sur la face intérieure d'une des languettes et la partie femelle sur la face extérieure de l'autre languette.


C'est terminé !


 
Que vous choisissiez d'utiliser une cup ou des serviettes lavables, vous avancerez.
En ce qui concerne les serviettes, certain-e-s voient cela comme un retour en arrière. Pour être honnête, ce n'est pas du tout mon avis. Premièrement, nous avons maintenant des machines à laver, nous ne sommes plus obligé-e-s de laver notre linge à la main.
Deuxièmement, je préfère laver mes serviettes - à a main ou non - que d'être dépendante du supermarché qui vend les protections jetables et de l'industrie en amont. Je sais d'où elles proviennent, ce qu'elles contiennent, et en plus de faire une grosse faveur pour mon porte monnaie, je participe à la protection de l'environnement et de NOTRE santé !
Finalement, je me sens beaucoup mieux depuis que j'utilise les serviettes lavables. Je me suis rendue compte que le sang n'est pas sale et qu'il ne sent pas, contrairement à ce qu'on veut nous faire croire. Je me sens moins 'vulnérable' et j'ai appris à me connaître mieux.



Qu'en pensez-vous ? Utilisez-vous des protections intimes écologiques ? Si oui, lesquelles et pourquoi ? Sinon, pour quelles raisons ? Qu'est ce qui vous rebute ?