Dimanche, j'ai participé à la
Course des Héros (qui était géniale, mais ce n'est pas la question ici).
J'ai rencontré des personnes passionnantes et passionnées, on a
beaucoup discuté et j'ai appris énormément de choses.
J'ai toujours essayé de faire du mieux
possible et je culpabilise souvent quand je vais à l'encontre de mes
valeurs, même involontairement (par exemple, quand j'achète un jean
sans penser à la pièce en cuir derrière). Quand ce sont les
autres, ça ne me viendrait même pas à l'esprit de me dire que ce
qu'ils font n'est pas bien. Mais quand c'est moi, oui.
Évidemment, ce n'est pas parce que
j'achète ce jean avec la pièce en cuir – sans faire exprès en
plus - que je ne peux plus me dire végane. Il n'existe pas de
police VG ni d'ordre ou de 'suprématie' des véganes les plus
véganes, et je suis encore libre de mes actes. Mais cela n'empêche
pas que je m'en veuille beaucoup, alors que cela ne change rien. Le
pantalon est acheté, point barre.
Personne n'est parfait dans ses actes.
PERSONNE. Et je pense qu'avec toutes les images qui nous entourent,
que ce soient des personnes au corps soi-disant 'parfait', au mode de
vie 'parfait', à la vie 'parfaite', on est vite amené-e-s à se
comparer à elles. Entre l'alignement 'parfait' des fruits sur le
porridge sur Instagram, de la décoration 'parfaite' de la maison sur
Pinterest ou du post le plus sensationnel sur Facebook ou Twitter, on
a très envie de faire pareil, ne serait-ce que pour avoir un peu de
fierté et faire du bien à notre égo.
Et je ne vais pas vous mentir :
j'y suis sensible autant que tout le monde.
Avec beaucoup de recul, et après avoir
pris mes distances avec les Internet, plus profité de la 'vraie' vie
et discuté avec des personnes formidables, je me rends compte
maintenant de la place que prend l'image dans notre vie de tous les
jours. Que ce soient les réseaux sociaux, la pub, les réflexions
qu'on entend dans la rue ou les articles de certains magazines, il
faut toujours être comme ci ou comme ça, et vous aurez la vie de
rêve.
Bon.
Je ne vous cacherai pas que j'ai eu
beaucoup de problèmes avec l'image que j'ai de moi-même et qu'ils
ne sont toujours pas entièrement résolus – cette année a été
particulièrement difficile - , mais en ouvrant les yeux sur le sexisme
ordinaire, sur toutes les formes de discrimination possibles et
imaginables (et pour une fois, merci Twitter), j'ai beaucoup
progressé dans la vision que j'ai de moi-même. Bien sûr, je parle
ici de moi, et je ne sais pas si toutes les personnes se retrouvent dans
ce que je dis, mais le fait d'accepter le fait qu'on vit dans un
monde où (presque) tout est mesuré, calculé, comptabilisé,
chronométré,
pesé, et que rien n'est plus vraiment 'naturel' et
spontané m'a bien fait comprendre que je ne peux moi-même pas être
un être 'fabriqué' en fonction des standards existants et tenter
coûte que coûte de m'y conformer, et que je dois faire 'avec' ce
que j'ai, que je le trouve nul ou bien.




Mis à part ça, cette année est
bientôt terminée – plus que quelques petits jours ! Ces
derniers temps ont été extrêmement difficiles car, pour faire simple, je me suis
rendue compte au début de l'année que la prépa ne correspondait
pas du tout à ce que je souhaitais faire.
Ces derniers mois ont donc été consacrés à la préparation
d'oraux, de lettres de motivation et de CV pour des écoles
d'architecture (pour être paysagiste, mais c'est une autre histoire)
en plus du travail habituel de prépa et je vous avoue que j'ai peiné
à en voir le bout.
Mais les bonnes nouvelles sont tombées
il y a deux semaines et mes efforts ont été récompensés puisque
j'ai été acceptée aux trois écoles que j'avais demandées
(joie!). Ainsi, je quitte Paris l'an prochain pour une ville à
taille un peu plus humaine et qui, je pense et j'espère, me plaira
plus (il s'agit de Nantes pour les petits curieux ;) ). Maintenant, j'ai repris mon souffle (et je cherche activement un studio à Nantes, si jamais vous avez ça sous la main...), et les mails du concours vont pouvoir être envoyés à tous ceux qui m'ont donné leur adresse mail (et ceux qui ne l'ont pas fait : lisez
CECI )
Et pour fêter cela... quoi de mieux
que du chocolat ?
J'ai réalisé cette recette pour la
première fois le dernier week-end des dernières vacances (ce qui
fait... 2 mois!), et j'ai dû la refaire 4-5 fois depuis. J'ai
l'impression qu'elle a été appréciée par les personnes qui y ont
goûté (qu'elles me corrigent si ce n'est pas le cas, mais je ne pense pas me tromper pour une fois), en tout cas,
chez nous, elle n'a pas tenu les deux jours après leur réalisation.
Elle est vraiment, vraiment simple à faire – un peu trop puisqu'on
a tendance à en faire trop souvent du coup ;) -, ne nécessite pas
d'ingrédient farfelu, et est, si vous ne l'aviez pas compris,
dé-li-cieuse.
'Bounty' vegan, sans gluten et sans cuisson
Pour une trentaine de boules
3 tasses de noix de coco râpée
(environ 250g)
1/2 t de crème de coco fondue (le dessus d'une
boite de lait de coco)
2 grosses càs de beurre ou d'huile de coco
fondu-e
4 càs de sirop d'érable
1 pincée de vanille en
poudre
300g de chocolat fondu
pour la décoration (optionnel) :
des zestes de citron, d'orange ou de
citron vert
du gros sel
du sésame et des graines de tournesol
... ce que vous voulez !
Mélanger la noix de coco râpée avec
la crème de coco, l'huile ou le beurre de coco fondues, le sirop d'érable
et la vanille.
Placer au frais pour que le mélange
refroidisse et se solidifie.
Former des boules – de la taille que
vous souhaitez -, et placez-les de nouveau au frais.
Enrobez les de chocolat fondu,
décorez-les si vous le souhaitez, laissez le chocolat se solidifier
et dégustez !
Les boules se conservent au minimum 4
jours au frais (je n'ai pas pu tester plus, mais je dirais au moins 10 jours)